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Les dangers de l’alimentation industrielle : rapport de la commission d’enquête parlementaire

De nombreux acteurs de santé défendent une alimentation saine et simple visant à réduire la consommation d’aliments  tansformés ou ultra transformés.

Nous publions ici des extraits du rapport de la commission d’enquête parlementaire dont le bilan est sans  appel.

 » UNE QUESTION MAJEURE DE SANTÉ PUBLIQUE

La mauvaise alimentation est une des principales causes d’une épidémie mondiale de maladies chroniques dont l’ampleur comme le coût économique et social doit alerter les pouvoirs publics à co
mmencer par le ministère de la santé. Selon la Haute autorité de santé, en 2012, plus de 15 à 20 millions de Français souffraient d’une maladie chronique . En 2016, ces dernières représentaient plus de la moitié des dépenses de la branche maladie. Au-delà de l’aspect financier, l’aspect humain est à prendre en compte : une mauvaise alimentation rend malade, voire tue. »
« D’après les travaux du chercheur Anthony Fardet de l’Inra, en 2010, 36 % des décès seraient attribuables directement ou indirectement à une mauvaise alimentation (respectivement 24 % pour les maladies cardiovasculaires, 10 % pour le cancer et 2 % pour le diabète). Ces mauvaises pratiques alimentaires peuvent relever d’une intoxication chronique par des cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) ou de perturbateurs endocriniens (PE), d’un mauvais équilibre nutritionnel, d’un excédent calorique ou de tous ces aspects à la fois. »
« De nombreuses études scientifiques pointent du doigt les problèmes de qualité nutritionnelle de cette alimentation industrielle communément appelée« malbouffe ». Un régime alimentaire basé sur des aliments ultra-transformés crée un terrain favorable au développement des maladies chroniques au sens de l’Organisation Mondiale de la Santé. Ainsi, des études ont prouvé que le régime omnivore de type occidental, dit « Western Diet », pratiqué dans certaines grandes villes augmente les risques d’obésité , de diabète de type 2 (le diabète non insulinodépendant), de maladies cardiovasculaires et de cancers mais aussi de mortalité. L’étude scientifique faisant désormais référence, NutriNet-Santé, établit un lien entre consommation de plats préparés par l’industrie et risque de cancer. Bien que ses auteurs soulignent la nécessité d’études plus approfondies, leur conclusion est implacable : « La consommation d’aliments ultra-transformés a été associée avec un risque global plus élevé de cancer » (accru de 6 à 18 %) avec des données précises sur le cancer du sein accru de 2 à 22 %. »
« UNE ALIMENTATION PLUTÔT SÛRE MAIS PAS SAINE
« Si la « qualité » sanitaire évaluée par l’absence de germes ou virus est d’un niveau sans précédent, la présence dans nos produits alimentaires transformés de nombreux additifs et autres substances potentiellement dangereuses pour la santé, comme les résidus de pesticides ou les huiles minérales, n’est pas anodine et produira certainement des effets à moyen et long termes, que l’on peine pour le moment à évaluer. De même, la perte de nutriments consécutive à la transformation des aliments est également méconnue du grand public. Pourtant cette question des aliments ultra-transformés est essentielle dans la compréhension de l’émergence de pathologies chroniques. »